Etang Vauban

C'est assez ardu pour moi qui ai toujours refusé de m'intéresser a cela, heureusement il y a toujours Laurent pas loin qui fait les retouches suite a des manipulations douteuses, et pour me faire la main je vais essayer de raconter mes parties de pêche pour en avoir quelques souvenirs lorsque la mémoire me fera défaut.
la prochaine sortie est prevue pour mercredi j'espère qu'il fera assez beau, cette fin d'année est exeptionelle, la temperature est très elevee pour la saison personne ne s'en plaint vu le prix du mazout, j'espère que le temps va tout de même se rafraichir et la neige se mettre a tomber en altitude le ski commence à me manquer.
A six heures je suis reveillé un coup d'oeil dehors pour voir que le temps est très gris , même pluvieux cela n'est pas grave il ne fait pas froid, le temps de charger la voiture et je pars chercher Aristide. Nous avons encore quelques vifs cela suffira pour debuter nous nous arretons chez Eliane pour prendre du pain frais, il y a tout de même 40 kilometres , nous arrivons juste pour le lever du jour, il ne pleut pas mais un vent assez violent s'est levé. nous nous installons tout de mème le plus confortablement possible après un amorçage assez copieux nous sortons les premieres brèmes, il y en a énormement dans cet etang . Le vent redouble de violence je pêche avec ma grande canne au coup de 11 metres j'adore cette facon de pêcher de rechercher le poisson, de le faire venir sur le coup pour l'aguicher c'est un vrai sport et nous ne voyons pas les touches ce qui nous vaudra pas mal de ratés.
A côté de nous il y a Paul le collègue de l'Alaska qui lui aussi est venu pour essayer de leurrer quelques brochets. J'ai l'impression qu'aujourd'hui nous ne ferons pas grand chose mais nous avons toujours l'espoir qu'un poisson aura des envies suicidaires pour nous faire plaisir.
Il nous reste de l'amorce et des appâts nous décidons donc d'évacuer les lieux et de revenir demain si toutefois le temps se montre plus clément les poissons seront encore plus gros . Nous partons donc ce mardi 5 decembre le temps a l'air un peu plus beau sur ces routes du Sundgau nous croisons beaucoup de voitures de gens très pressés qui vont au boulot nous leur laissons volontiers la priorité quel plaisir de ne plus être obligé de courir. Nous arrivons juste a la pointe du jour sur notre lieu de (travail).
Ce matin le temps est beaucoup plus calme nous sommes les premiers nous choisissons soigneusement notre place, les lignes a brochets sont déjà operationelles les vifs se sont bien conservés, j'installe ma plate-forme et tout mon matériel afin dêtre le plus confortable possible, l'amorçage est assez copieux en cette fin d'automne les poissons sont beaucoup moins voraces, Aristide commence tout de suite avec quelques brèmes et deux jolis gardons que nous utiliserons comme vifs.
La matinée est très agréable, l'eau est très calme pas un souffle de vent j' espère que ce n'est pas le calme avant la tempête, les touches se succèdent regulierement c'est toujours les brèmes qui dominent elles sont de belles tailles c'est très amusant, les touches sont très fines, le moindre frémissement du flotteur doit être accompagné par un relevé de canne rapide et le poisson est au bout. Nous prenons tout de même quelques gardons et des petites perches. Les lignes a brochets ne bougent pas les carnassiers ont du regagner leurs quartiers d'hiver et pourtant les vifs sont bien remuants.
Les cloches du village de Courtavon au loin nous rappelle qu'il est déjà midi, après le prochain poisson nous allons manger il faudra attendre un bon moment la faim se fait sentir les sandwichs d'Eliane sont biens garnis et la soupe d'Aristide nous réchauffe un bon café et s'est reparti pour l'après midi, mais le vent commence a se lever la pêche est beaucoup plus difficile les touches de brème sont indécelables. Nous rangeons les cannes fixes et mettons deux lignes à brochets chacun cela ne servira a rien pas une seule touche et le vent redouble de violence.
Mais en cette saison les jours les jours sont très courts il faut songer a partir nous relachons tous nos poissons qui vont pouvoir hiverner tranquillement il n'y a presque plus de pêcheurs assez courageux pour affronter les mauvaises conditions climatiques.
Pour ma part c'est ma derniere sortie pour cette année a part peut'etre une fois dans l'étang de Georges. Georges nous a appelé nous allons essayer de voir ce qui peut encore mordre dans son étang je vais essayer le brochet au leurre artificiel maintenant je préparer mes cannes pour cet après midi 12 décembre, le temps est très clément pour la saison, treize heures nous sommes sur place le temps est très beau pour la saison j'ai décidé de ne pêcher qu'au leurre artificiel, Aristide lui pêche la carpe dans son coin prefere, Georges s'est installé là ou il nourrit souvent les carpes c'est son coin préféré elles sont au rendez-vous il en sortira cinq très belles trois ou quatre kilos chacunes. Aristide n'en prendra qu'une seule mais il prendra toute une collection de gardons moi je ferais trois ou quatre fois le tour de l'étang en changeant trois ou quatre fois de poissons nageurs , je n'aurai pas la moindre touche je laisserai juste par deux fois mes leurres accroches au fond, il y a beaucoup de bois mort au fond de l'eau. La journée est terminée ainsi que l'année (pour la pêche). Cette fois je range le maériel j'usqu'au mois d'avril a l'ouverture de la truite, place a l'hiver et a la neige j'espère qu'elle ne va pas tarder a tomber au moins en montagne 'ou nous allons partir pour un séjour de presque un mois.
Nous sommes rentrés après avoir profié au maximum du grand air de la montagne, je profite de ces quelques jours pour faire une revision de mon materiel a truites car avec toutes les pêches que l'on pratique tout se mélange dans les boites, c'est toujours un plaisir de trier le matériel je me crois déjà un peu a la pêche.
C'est parti... Qu'elle est belle ma Moselotte... J'vous fais voir mes bons coins...
Enfin, un ou deux, pas plus !
Cà, c'est un des coins les plus fréquentés ... par nos amis les baigneurs !

Je pense aller à 100 mètres de mon école primaire !... Il y a tout de même plus de 50ans.

Cette fois nous y sommes, le grand jour est pour demain , je vais acheter une quarantaine de vifs que je conserve vivant dans une lessiveuse avec un aérateur.
Je prépare tout dans la voiture la veille au soir. L'ouverture est a 6 heures 35, a 5 heures 30 je demare le temps a l'air correct a peine 0 degré, pourvu qu'il y ai assez d, eau Il n'y a plus de neige sur les sommets le niveau d'eau va baisser très vite. Au col d, Oderen la neige de la nuit a juste blanchi les près comme pour nous rappeler que nous sommes toujours en hiver. Je me souviens des hivers de ma jeunesse ou par grand froid il fallait marcher dans la neige jusqu, aux genoux j'espère que cela reviendra. J'arrive juste au lever du jour il y a déjà un pêcheur qui trempe son fil. Je fixe un vairon sur ma monture et je me dirige vers un coin sur le ban de Cornimont ou en général j'ai des touches,

la première touche est assez rapide, elle se débat assez vigoureusement j'ai le temps de l'admirer l'eau est très claire, je veux la soulever pour là mettre sur le pré et là, elle se décroche en deux coups de queue elle regagne le milieu de la rivière ma première truite de l'année n'est pas pour tout de suite.

J'ai tout mon temps . . . Mais déjà ? ... Oui, c'est bien une fario !

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Cette ouverture se terminera très bien Aristide repartira pour midi avec quelques belles truites, moi je pêcherais encore l'après midi.

Cette saison de loisirs de vacances et de pêche passera très vite (la retraite c'est un beau métier), nous sommes déjà debut septembre et j'espère prendre encore quel ques belles truites avant la fermeture. Les grosses truites vont se rapprocher des berges et se tenir dans les petits courants pour gober des insectes plus gros afin de prendre des forces pour la période de fraie , dans deux mois environ. Je vais essayer cette après-midi bien que la température soit assez basse pour la saison, le soleil a tout de même l'air de faire son apparition, j'espère qu'il y aura des eclosions. A la mouche je ne pêche qu'en sèche, pour moi c'est la seule façon, la pêche a la nymphe n'est qu'une pêche aux leurres affinées. Il n'est rien de plus beau au bord de l'eau que d'observer une truite qui gobe de la leurrer en lui présentant une belle imitation de la voir monter puis prendre cette mouche, même si cette truite ne va pas a lépuisette c'est une belle satisfaction. Je verrais cet après-midi. Le temps pour moi ne me parait pas très bon je vais tout de même explorer mes coins préférés dans la thur , je ne prendrais aujourd'hui que quelques truitelles sauf dans la soirée ou avec un bas de ligne de 10 centièmes et des minuscules mouches montées sur des hameçons de 22 j'ai reussi a en ferrer quelques belles, il y en tout de même deux qui sont parties avec la mouche dans la gueule:ferrage trop violent , fil un peu trop fin: il faut choisir sans cela pas de touches j'ai décidé d'aller une fois encore a la mouche dans les Vosges pour la dernière fois cette année, la saison est déjà terminée le temps passe très vite. Cette fois le temps me semble bon le baromètre est au beau fixe J'arrive en debut d'après midi au bord de l'eau des mon arrivée j'observe l'eau et je ne sais pas pourquoi je sens que cette journée sera bonne pourquoi ? L'air les insectes, le temps tout me semble propice a une belle journée de pêche. Des les premiers lancers dans des courants que je connais depuis des années et des années. . . . . Je prends quelques petites truites qui sont heureuses de retourner dans leur élément ce sont de futures belles prises pour l'année prochaine. après une pause chez Roland je retourne au bord de l'eau. Le temps est très beau, une belle journée de fin d'été aucun souffle de vent. je m'amuse un bon moment a taquiner des ombres qui prennent délicatement des toutes petites mouches claires j'en remets pas mal a l'eau, je n'aime pas beaucoup ces poissons qui commencent a coloniser la moselotte de plus en plus haut.
Il y a même pas mal de poissons blancs qui sont arrivés je ne sais comment, tout cela contribue a la raréfaction des farios qui sont dérangées. la diminution des truitelles vient aussi du fait que les frayères sont pillées par toute cette blanchaille qui se régale lors de la ponte.
Je me dirige vers mes coins préférés, je connais a peu pres les coins suceptibles de servir de cache aux plus belles truites, j'espère qu'elles seront de sortie aujourd'hui il yen a quelques unes qui commencent a se nourrir c'est de bonne augure pour la suite. Plus la soirée s'avance plus les gobages deviennent nombreux et important il y a quelques beaux spécimens qui se mettent de la partie. Je décidé de prendre le temps de changer mon bas de ligne quelques centièmes en plus et une belle mouche rousse de fin de saison qui s'avèrera payante les truites sont splendides, c'est une de ces soirées comme il n'y en a que quelques unes dans l'année j'en prends une dizaine qui font la maille et qui seront encore plus belles l' année prochaine . J'en prends tout de même deux qui avoisinent les 400 grammes. La nuit est maintenant pratiquement tombée je ne m'en suis pas aperçu Je reste encore un bon moment au bord de l'eau à regarder les gobages former de jolis ronds à la surface de l'eau.
Je me décidé a rentrer la saison de pêche a la truite est belle et bien terminee, je suis assez satisfait de voir qu'il ya encore quelques truites. Je pense déjà a l'ouverture, c'est cela ma passion.
La premiere touche est rapide c'est un joli gardon qui va faire un beau vif pour ma ligne a brochet que je vais monter immediatement , je reprends ma pêche au coup, c'est aussi une pêche magnifique a chaque touche il y aun petit suspence ? Quel poisson, quel grosseur ?, va t'il se decrocher ?, va t'il me casser ?, est ce que je réussirais a le mener a l'épiusette ?
Les touches se succèdent assez rapidement se sont principalement des brèmes, des gardons, des perches, Le jour est maintenant bien lève, le soleil ne va pas tarder à me réchauffer, une très belle journée d'automne se prépare les poules d'eau et les canards se font la chasse et mettent de l'animation sur la surface de l'étang, Je suis bien tranquille aucun autre pêcheur n'est là, Le temps passe très vite, j'ai déjà pas mal de poisson, J'entends au loin le clocher du village qui sonne les douzes coups de midi , Mon estomac réclame c'est l'heure du pic-nic et du repos au soleil, la vie du pêcheur est très fatigante, Il est déjà 16 heures je vais commencer a ranger tranquillement, La ligne à brochet n'a toujours pas bougé malgré le remplacement de plusieurs vifs, je la laisse en place j'usquau dernier moment , je relève ma filoche il ya dedans un nombre assez impressionant de poissons que je laisse repartir les brèmes me laisse pas mal de mucus dans les mailles du filet que je dois rincer, En donnant un coup d'oeil vers la canne a brochet je vois le fil en train de se tendre, je me précipite, je saisis la canne, la bobine est en train de se vider au bout d'une trentaine de secondes je me décide a ferrer il y a un poisson au bout, je pense a un brochet, je suis déjà content mon coeur bat un peu plus fort, il a pris pas mal de fil il est assez loin, sa resistance n'est pas terrible, Je l'aperçois il me semble bizare, et , surprise, je reconnais un silure c'est un poisson que je n'ai pas encore eu l'occasion de prendre, Je suis assez content, depuis le temps que j'entends parler de ce poisson, je prends le temps de le regarder sous toutes les coutures , il a l'air assez laid, il a bien avalé le gardon le trident est au fond de sa gorge, je peux entrer facilement ma pince dans sa grande bouche pour le décrocher , Je suis tout de même assez déçu du peu de combativité de ce poisson, un autre poisson m'aurait donner beaucoup plus d'émotions surtout un brochet,
Je pense a tous les poissons qui sont avalés par ce prédateur, je ne comprends pas que l'on intoduise ce genre de rapace dans des plans d'eau d'où il n'est pas issu. . . Je le rejette tout de même a l'eau, il n'a rien d'un beau poisson.
C'est sur cette péripétie que se termine ma saison de pêche.